Le jour où je me suis permis de dire à voix haute…

Depuis plus de trois ans, j’explore un passe-temps qui comble un désir jusque-là inassouvi. Jamais alors je n’avais imaginé la possibilité de devenir auteure d’un roman ou collaborer à un blogue dont le sujet est la littérature.joie

Je me souviens précisément du moment où j’ai assumé mon aspiration d’écrire. J’assistais à une formation axée sur le développement de compétences reliées à mon travail. La professeure sollicitait un ou une volontaire pour un exercice qui nous permettrait de concrétiser un projet que l’on reporte par paresse ou par peur. Voilà que de façon très déterminée, j’ai levé la main. Mes collègues de classe étaient étonnés, car j’avais été auparavant assez discrète et peu participative.

On m’invita à m’asseoir devant la classe. Malgré les yeux rivés sur moi, j’expliquais mon projet longtemps inavoué. D’une petite voix inquiète, j’ai déclaré à mes observateurs « Je veux écrire un roman ». Ouf, c’était dit! La pression sur mes épaules venait de disparaître.

Tel que suggéré, j’ai pris de grandes respirations et je me suis laissée guider par la voix de Sylvie, l’enseignante. Au plus profond de moi, je désirais vivre cette expérience pleinement. J’ai verbalisé les paroles que mes personnages me susurraient à l’oreille depuis plusieurs mois. Je me voyais assise à mon bureau à créer l’histoire. J’imaginais même des lecteurs heureux, se détendre à la lecture de mon roman.

De retour à la réalité, un malaise m’envahit. Il me semblait absurde d’avoir raconté ce secret qui m’habitait depuis des lunes. Pourtant, mes collègues étaient ravis pour moi et ils m’encourageaient à amorcer ce projet. Le sourire aux lèvres, je me suis empressée de demander à mon professeur « Est-ce que je peux vous quitter maintenant? Je dois aller écrire. »

Avez-vous déjà remarqué que, lorsque nous prenons une décision assumée, la vie place sur notre chemin les personnes qui nous accompagneront dans la réalisation de nos objectifs? J’ai reçu ce cadeau! J’ai rencontré une coach « littéraire » qui m’a rassurée malgré mes maladresses de débutante. J’ai côtoyé des femmes et des hommes de lettres qui eux aussi ont l’ambition d’être publiés un jour. J’ai participé à des formations, des séminaires, des conférences, visité des salons du livre, parlé avec des auteurs à succès et à des éditeurs. Parallèlement à tout cela, je m’affaire sur mon premier manuscrit et je me plais à vous divertir à travers ce blogue.

Avec du recul, je suis émue et reconnaissante de constater tout ce que ce rêve m’a apporté en si peu de temps. Premièrement, je suis sortie de ma zone de confort. Accepter que mes textes soient lus par des inconnus, serrer la main à un éditeur ou discuter avec des écrivains à succès a mis à rude épreuve mon sentiment d’imposteur et m’a permis d’accroître ma confiance et ma détermination.

Que dire de l’expérience que j’ai acquise au niveau de mon style d’écriture. Synthétiser, enrichir mon vocabulaire, apprendre à bien illustrer et éveiller l’intérêt du lecteur ne sont que quelques-uns des apprentissages que j’ai amorcés.

Cette belle aventure m’amène à rencontrer des gens passionnés.  Et le plus merveilleux, c’est que je n’en suis qu’au début!

Je vous invite à m’imiter. Osez dire vos rêves. Vous serez surpris des synchronicités que la vie vous présentera!

Annie Gingras

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Au marché public, un extrait d’Isabelle

Dans le premier extrait de son roman, où deux jeunes filles vivant dans deux époques différentes se côtoieront, Isabelle vous présentait Émily. À présent, faites la connaissance d’Élysabeth, ayant vécu au début du siècle. Celle-ci est à la recherche de son petit frère Augustin, égaré dans la cohue du marché public et « infirme de l’âme » comme on les appelait alors.

Pour lire l’extrait, cliquez sur le lien suivant : Au marché public, extrait d’Isabelle