Mon regard et celui des autres

Vous arrive-t-il d’observer les gens dans le métro? Avez-vous tendance à lecture dans le métrojuger les gens, ou si au contraire vous craignez le jugement des autres? Avez-vous l’habitude de vous comparer à ceux que vous côtoyez et à apprendre d’eux? Ou bien si vous n’avez pas vraiment conscience de ceux qui vous entourent?

Mariko vous propose huit petits textes pour vous faire réfléchir.

Pour lire les brèves scènes de métro de Mariko, cliquez sur le lien suivant: Mon regard et celui des autres

Bonne lecture!

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Des mots-clés pour la nouvelle année


lighthouse-paintings-at-night-wallpaper-4Lors de l’échange de vœux traditionnel du Nouvel An, ma fille a fait un joli lapsus et m’a souhaité des «mots-clés». Sur le coup, nous avons éclaté de rire… pour réaliser quelques minutes plus tard que c’était vraiment le souhait parfait pour moi!

Les mots sont des outils puissants, on le sait. Annie nous en avait d’ailleurs parlé dans son article Ces mots qui me touchent et m’inspirent. En ce début d’année, j’ai donc délaissé résolutions, listes de rêves et de projets au profit de mes «mots-clés» pour 2016.

Échec. (Ça part fort, j’avoue.) Dans notre société de performance, quel mot tabou, négatif et lourd de conséquences… Je revendique pourtant mon droit à l’échec! Loin d’être une calamité, une fatalité, l’échec est une situation impermanente qui indique de un, que je me suis trompée. De deux, que je devrai changer quelque chose. De trois, qu’il y a une leçon à en tirer. Être capable d’accueillir l’échec, c’est aussi être capable d’accepter son pôle contraire, le succès. Accueil, acceptation, changement, apprentissage, succès… voyez donc sur quelle voie positive nous mène le mot échec!

Improductivité. Ahhhhh, quel luxe, me direz-vous! On se sent toujours si satisfait après une journée particulièrement productive, n’est-ce pas? Il est vrai que dans notre société qui valorise le travail, les efforts, l’entrepreneuriat, la productivité valide notre existence même! Alors que l’improductivité ne sert apparemment à rien, des laps de temps où on le perd, justement, à «rêvasser», en suspension entre deux tâches, à écouter le silence, à contempler le néant…

Pourtant, ces moments creux, lourds d’ennui, ouvrent la porte à la créativité, car c’est lorsque le cerveau est «oisif» qu’il trouve les solutions, conçoit les nouvelles idées, emprunte des chemins surprenants, jamais quand il travaille! Du magma naît la création, Big Bang à l’appui.

Enfin, le mot-clé qui m’habite : la plénitude, depuis que j’ai lu cette phrase : «Le but n’est pas la perfection, mais la plénitude.» La perfection, c’est un point tout en hauteur, au sommet de la tour des valeurs. On ne peut qu’y aspirer. La plénitude, elle, se déploie en largeur, conférant à toute expérience, du plus petit moment au plus grand accomplissement, une saveur unique. «État de ce qui est dans toute sa force, son intégralité. »

C’est la grâce que je me souhaite : savourer les moments dans leur intégralité, échecs ou succès, fructueux ou improductifs. La plénitude, c’est la saveur même de la vie, acre ou sucrée, douce ou amère…

Et vous, quels seront vos mots-clés pour 2016? Quels mots phares illumineront votre chemin pour vous guider?

Anne-Marie Desbiens