L’appât, une nouvelle de Danielle

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La santé mentale est un enjeu qui nous touche tous. Ce printemps, Danielle a participé à un collectif sur le sujet en y publiant une nouvelle qui traite de schizophrénie. Il s’agit d’une fiction qu’elle raconte sans jugement.

Nouvelle publiée dans le collectif d’auteurs « Passager de ma vie », avril 2016.

Pour lire L’appât, cliquez ici.

Et pour ajouter à l’expérience, invitez Daniel Bélanger dans vos oreilles avec la chanson Dis tout sans rien dire.

Dix pourcent

Pourquoi 10%En mars dernier, Radio-Canada diffusait un reportage sur les maisons d’édition. Si vous ne l’avez pas vu, je vous invite à suivre le lien pour y accéder. Dans cette émission, on révèle que des maisons d’édition demandent aux écrivains de débourser plusieurs milliers de dollars pour publier leur livre et dans certains cas, on paye les auteurs avec le fruit de leur propre labeur. Les plus chanceux reçoivent dix pour cent des profits générés et cela, quand ils l’obtiennent. Comme bien des gens, j’ai été scandalisée de voir à quel point on exploite le rêve des auteurs. Mais au-delà de ces frustrations, une question a surgi en moi :

Pourquoi les auteurs n’ont-ils droit qu’à dix pour cent des profits?

De là ma réflexion.

À la base, pour gagner sa vie, il faut travailler et cela n’est pas toujours agréable, peu importe le domaine. D’accord, écrire procure beaucoup de plaisir. Pourtant, il existe des passionnés dans toutes les sphères de métiers et ils obtiennent un plein salaire pour l’exercer. Alors la réponse n’est pas là.

Un métier doit être utile à la société, voire même nécessaire. L’apport de l’auteur n’est pourtant pas inutile. Pour m’en convaincre, je me suis penchée sur les grandes sphères des professions.

libre fleur

En santé, on guérit des patients et l’on sauve des vies. Un livre ne peut en faire autant… Dans ce cas, pourquoi les auteurs qui témoignent de leur vie truffée d’épreuves vendent-ils autant de livres? Combien de leurs lecteurs disent avoir été sauvés par leurs histoires?

Les gens en éducation aident les enfants à s’instruire et à grandir. Les livres aussi! D’ailleurs, ne sont-ils pas la base de l’éducation? Nous avons tous appris à lire, à écrire et à compter à l’aide de livres. Sans eux, l’apprentissage serait beaucoup plus ardu!

Dans la construction, on érige des immeubles pour se protéger des assauts de Dame Nature et agrémenter notre confort… Quoi de mieux qu’un bon roman pour enjoliver notre vie et passer au travers les journées froides et pluvieuses?

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Que ce soit devant le petit et le grand écran, ou simplement à la radio, les chanteurs et les comédiens, nous font vivre des émotions, ils nous divertissent, ils nous font rire et pleurer… Les livres également!

Les commerçants, peu importe leur domaine, contribuent à combler de petits et de grands besoins. La lecture aussi répond aux petits et grands désirs: apprendre, se divertir, rêver, voyager…

Si l’apport d’un auteur est tout aussi important que les nombreux métiers comblant notre existence, pourquoi alors, gagne-t-il à peine dix pour cent des profits?

Serait-ce qu’écrire ne demande pas d’efforts? Tous les écrivains savent combien la tâche s’avère parfois éprouvante et complexe. Entre le moment où l’idée jaillit et celui où elle se retrouve sur papier, il y en a des heures, voire des années de recherches, de réflexion et de corrections.

Finalement, j’ai beau creuser et fouiller, je n’ai pas de réponse. Les écrivains devront-ils cesser de créer pour qu’on reconnaisse enfin leur valeur?

De mon humble point de vue, la valeur du travail des auteurs est nettement supérieure à dix pour cent!

Isabelle Lord

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