Un dernier texte avant les vacances

Un dernier texte avant les vacances, qui a pour cadre l’Isle-Verte, dans le Bas-Saint-Laurent. Une invitation au voyage. Entendez-vous l’appel du large? Bonnes vacances à tous et bonne lecture!

L’adolescence, comme tous les passages de la vie, est chargée d’intensité et d’émotions, pas toujours facile à départager. Dans ces moments charnières, les questions sont nombreuses. Et les réponses ne sont pas toujours celles que l’on attend…

Pour lire le texte Mal de mère de Anne-Marie, cliquez ici.

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Derrière le rideau

 

À part l’écriture, le théâtre est l’autre passion qui nourrit Anne-Marie. Elle y a joué pendant plus de 15 ans. Voici quelques moments précieux blottis dans son cœur, des instantanés de loge, de coulisses, de salle de répétition : l’envers du décor.

Si le théâtre est l’art de l’éphémère, voici sa façon de le rendre immortel…

 

Cliquez sur le lien suivant pour lire le texte: Derrière le rideau.

 

La saison de l’éveil

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Devant le spectacle de la première neige, la plupart des enfants applaudissent d’excitation en sautant de joie car ils s’imaginent déjà les jeux qu’ils y feront. Cependant, de nombreux adultes lâchent un juron à la vue des premiers flocons.

Vous trouvez la neige laide, inutile et encombrante? L’histoire d’Anne-Marie réussira peut-être à vous faire changer d’avis.

Pour lire la magnifique histoire écrite par Anne-Marie sur la première neige, cliquez sur le lien suivant: La saison de l’éveil.

Mes lettres de refus

« Le bonheur, c’est de réaliser sa nature profonde. » – Spinoza
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Ça y est. Après 4 années de travail, 232 pages, 66 243 mots, une douzaine de reprises du début de mon roman et des centaines de dollars versés en ateliers littéraires de toutes sortes, JE SUIS PRÊTE. Armée de ma détermination, de ma patience et de ma foi – ou serait-ce plutôt de l’entêtement, de l’aveuglement, de la crédulité?-, je prépare l’envoi de mon manuscrit. Quelques mois plus tard, la première lettre de refus m’arrive. VLAN!

Je l’ai imprimée et je l’ai rangée dans ma filière rouge. Je n’étais pas découragée. Après tout, il s’agissait d’un seul refus. Je ne suis pas si naïve, je sais pertinemment bien – et on me l’a assez répété! – que c’est doooon difficile d’être édité pour un premier roman et que les éditeurs reçoivent tellemeeeeent de manuscrits. Mais j’ai continué d’y croire. Selon la philosophie taoïste :
«Il y a une sorte d’émerveillement, de foi en la vie qui est utile au bonheur.»

La deuxième lettre m’est arrivée par courriel. Qui disait sensiblement la même chose. OK, me suis-je dit, ça semble être un modèle assez générique… L’évidence me frappe : l’ont-ils seulement LU?

Le temps passe, la terre continue de tourner sur son axe, je ne suis pas pressée. Et voilà la troisième. Le ton est poli, presque courtois. Je ne perds pas espoir.

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Bon. Puisqu’on précise qu’il ne s’agit pas d’un « jugement négatif », je vais le croire. Je redresse donc les épaules et je m’occupe de mon chat, mes plantes, ma fille, mon travail, ma vie. Je vaque, je vaque. Et arrive la quatrième lettre. Je commence à prier m’endurcir. Je pense à J.K. Rolling qui a accumulé sept refus. À Stephen King qui empalait rageusement ces lettres sur un clou, piqué dans un mur à proximité de sa table de travail, bien en vue. Je répète en boucle mon nouveau mantra : ne pas me dé-cou-ra-ger.

Et puis c’est le silence. Juste au moment où je me dis que c’est bon signe, que « cette attente bien involontaire de notre part » veut peut-être dire que mon manuscrit s’est enfin retrouvé sur la table de chevet des membres du comité de lecture… la cinquième lettre se pointe. Cinq! Un chiffre symbolique. Un nombre premier. Est-ce un avertissement des dieux? Que dit mon horoscope? Que me réserve la pleine lune? Les tarots? Je commence à avoir peur quand je me rends à la boîte aux lettres.

Je n’ose plus sortir, redoutant  LA question que l’on me pose à intervalle régulier (parce qu’évidemment, j’ai avisé TOUT mon réseau social – virtuel et réel – que je cherchais un éditeur) : Piiiiiiiis? Ton romaaaaaaaaaan ?

Et je reçois la sixième lettre. Là, j’ai un coup au cœur. Je doute de moi, je doute de tout. « Mais qu’est-ce que je suis venue faire dans cette galère? » comme dirait Molière. Je me dis que je viens de franchir un cap, que ce n’est pas bon signe. C’est comme vieillir : 35 ans, 45 ans, 55 ans, ça passe. Mais 36, 46, 56? Le versant descendant, le début de la fin! J’ai l’impression d’avoir franchi un cap, de me diriger lentement (mais sûrement?), vers… LA DIZAINE!!! Autant dire L’ÉCHEC ULTIME DONT L’ON NE SE REMET JAMAIS.

Je me calme le pompon quand je me rends compte que, ô joie!, on me donne de petits commentaires positifs, sur lesquels je me jette comme la misère sur le pauvre monde…

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Et j’en suis là. Avec leurs sentiments les meilleurs. J’attends une dernière réponse avant de préparer un nouvel envoi. Je soupire, hausse les épaules et me souviens de cette citation de Frédéric Lenoir : « Un des obstacles au bonheur, c’est d’être en contrôle permanent. »
J’ouvre mes mains. Je laisse aller.

Évidemment, j’aimerais mieux recevoir l’appel d’un éditeur intéressé qu’une autre lettre de refus… Mais si ça se produit, je vais quand même persister (me cramponner?). Ça n’a plus la même importance depuis que j’ai commencé un… non, DEUX autres romans! L’un est sombre et poignant, l’autre, léger et sarcastique. Entre les deux, je m’amuse follement et écrire me rend si légère et heureuse. Je me demande si les éditeurs aussi ressentent de la joie et de la légèreté…

Pour l’instant, je n’ai ni pouvoir ni argent (ni avenir littéraire), mais quand je me présente devant mon manuscrit et que mon esprit déploie ses ailes, j’oublie ma filière rouge. Et les six refus qu’il y a dedans.

Anne-Marie Desbiens

Le portrait d’Anne-Marie

Comme les Filles du café littéraire comptent un nombre grandissant de fans qui ne les connaissent pas personnellement, elles ont pensé qu’il serait bien de réaliser de petites interviews entre elles afin de mieux se présenter à leurs lecteurs.Anne-Marie Desbiens 356A9145 8x12 300ppp

Chacune des Filles sera donc intervieweuse d’un jour avec l’une de ses complices d’écriture du blogue. C’est Danielle qui lance le bal avec sa magnifique présentation d’Anne-Marie.

Pour lire l’entrevue d’Anne-Marie faite par Danielle, cliquez sur le lien suivant: Portrait d’Anne-Marie.

Danielle espère que vous aurez autant de plaisir à lire le texte qu’elle en a eu à l’écrire!

L’accident

Début juin marque l’anniversaire de la mort de mon père, décédé dans un accident de voiture. Ma mère y était. J’y pense chaque année, même si je ne garde aucun souvenir de l’événement, étant encore bébé. En l’espace d’une nuit, la vie de ma mère a basculé du bonheur à l’horreur. On ne peut imaginer sa souffrance. J’ai essayé, pourtant.                                                                                                                                      -Anne-Marie Desbiens

Pour lire le texte de Anne-Marie, cliquez sur le lien suivant : L’ACCIDENT.images-3