Jugement, une histoire de Danielle

Vous est-il déjà arrivé de vous sentir épuisé et dépassé par les événements au point de perdre patience? Ça peut arriver à tout le monde, n’est-ce pas? Évidemment, notre façon de gérer (ou pas) notre épuisement aura de petites ou de grandes conséquences… image-pour-facebook-et-blogue

Aujourd’hui, Danielle nous partage l’histoire poignante d’une mère qui n’en peut plus. Un sujet choquant qui ne  laissera personne indifférent. Pour lire son texte, cliquez sur le lien suivant: Jugement.

Bonne lecture!

Publicités

Le portrait d’Anne-Marie

Comme les Filles du café littéraire comptent un nombre grandissant de fans qui ne les connaissent pas personnellement, elles ont pensé qu’il serait bien de réaliser de petites interviews entre elles afin de mieux se présenter à leurs lecteurs.Anne-Marie Desbiens 356A9145 8x12 300ppp

Chacune des Filles sera donc intervieweuse d’un jour avec l’une de ses complices d’écriture du blogue. C’est Danielle qui lance le bal avec sa magnifique présentation d’Anne-Marie.

Pour lire l’entrevue d’Anne-Marie faite par Danielle, cliquez sur le lien suivant: Portrait d’Anne-Marie.

Danielle espère que vous aurez autant de plaisir à lire le texte qu’elle en a eu à l’écrire!

L’appât, une nouvelle de Danielle

image l'appât

La santé mentale est un enjeu qui nous touche tous. Ce printemps, Danielle a participé à un collectif sur le sujet en y publiant une nouvelle qui traite de schizophrénie. Il s’agit d’une fiction qu’elle raconte sans jugement.

Nouvelle publiée dans le collectif d’auteurs « Passager de ma vie », avril 2016.

Pour lire L’appât, cliquez ici.

Et pour ajouter à l’expérience, invitez Daniel Bélanger dans vos oreilles avec la chanson Dis tout sans rien dire.

Revenir chez soi

EinsteinVous aimez peindre, chanter, écrire? Vous avez envie de créer des vêtements originaux, un jardin de fleurs, une nouvelle entreprise? Les domaines de la créativité sont infinis et si un artiste en mal de créer sommeille en vous, de grâce, écoutez-le!

Pour ma part, j’adore écrire des nouvelles et, ma foi, j’étais bien partie. Mais voilà qu’à l’automne dernier, une période creuse m’a chopée par surprise, me causant un peu d’urticaire. Des heures interminables à tourner en rond, incapable d’achever une histoire. Un fouillis de morceaux éparpillés, des idées sans lien. Impossible d’aboutir. Pourtant, Dieu sait si j’avais travaillé fort depuis plusieurs mois afin d’apprendre à bien écrire. Eh bien ! Peut-être trop, justement.

J’étais en quête de méthodes, de trucs, d’instructions, de façons d’opérer… à la recherche de livres ou de cours pour m’indiquer la marche à suivre, de bons auteurs à décortiquer, d’enseignants pour m’aider. Tout ça pour « bien » écrire! Sans m’en rendre compte, la mécanique avait pris le dessus.

C’est la tête remplie de multiples formules (de quoi rendre Einstein jaloux!) que je me suis présentée à un atelier de création littéraire avec l’espoir de dénouer mon blocage. Les premières paroles de notre animatrice, Danielle Normandin, ont résonné en moi comme un marteau piqueur : « Mon travail est d’aller chercher votre voix, votre univers, à vous, pas celui d’un autre. Je suis là pour vous aider à développer votre main afin d’entendre votre propre voix. »

Au retour, j’ai pensé à des auteurs aux voix si différentes. À Patrick Sénécal, par exemple. Avec lui, on ne fait pas dans la dentelle, rien à voir avec Anne Hébert. Tout comme Dieudonné et Fred Pellerin n’ont pas tout à fait la même voix et pourtant, ils ont chacun leur public.

Lentement, j’ai entrepris une véritable cure de désintoxication de toutes les méthodes, les bonnes manières en écriture, les formules toutes faites. Je me suis lâchée lousse et mon artiste anesthésiée a repris vie. Je m’étais peut-être égarée dans un dédale de démarches, mais je rentrais au bercail, libérée du fardeau de trop vouloir bien faire. Je suis revenue dans mes affaires à moi, pas celles des autres. Soulagement total !

Liberté, oh! Liberté, tu m’enivres!

Bon, je n’écris pas comme Anne Hébert, et alors ? Doit-on absolument avoir la voix de Céline Dion pour chanter ? Ou raconter comme André Sauvé pour égayer nos amis avec des histoires ? Ou peindre comme Picasso avant d’exposer nos toiles ? Au dévoilement du produit final, il y aura des « j’aime » et des « je n’aime pas », et alors? Même Anne Hébert, Céline Dion, André Sauvé et Picasso ne font pas l’unanimité. Voyez-vous ça !

Allez, suivez votre voix. Vous risquez fort de vous transformer en créatif heureux. Et vous savez quoi? Le bonheur, la joie, c’est contagieux. Faites-nous en profiter!

Danielle Hudon

19 février 2016

 

Si vous avez envie de réveiller votre artiste, voici un lien pour démarrer, un exercice pour évacuer le méchant stress qui bloque l’énergie.

Zone de calme, École Jet d’Ancre, Journal créatif, Anne-Marie-Jobin

Les histoires que je me raconte ou Les histoires que je raconte

Bouddha

Dans les classeurs de mon précieux cerveau se trouvent des dizaines d’histoires qui attendent leur tour pour prendre forme. Elles émergent parfois facilement et à d’autres moments, elles doivent patienter. J’ai déjà mentionné dans un autre billet de ce blogue à quel point le processus de créativité peut se faire désirer. Je dois apprendre à respecter cette lenteur, mais de là à me retrouver en arrêt de travail, c’est une tout autre histoire! Derrière ces blocages créatifs se cachent trop souvent des justifications, des histoires redondantes qui jouent en boucle dans ma tête.

 

Mon cinéma maison

 J’ai en réserve quelques bons scénarios pour justifier cette relâche créative :

Ce n’est pas normal d’être aussi lente. Je mets des heures à démarrer, des jours à pondre une idée potable, des mois à finaliser un texte qui fait mille mots tout au plus… misérable tite tortue!…….. Des génies comme Gabrielle Roy ou Michel Tremblay sont nés plume à la main, bourrés d’un talent naturel. Je n’ai rien de tout ça, une véritable page blanche ambulante!……….Les écrivains pur sang s’installent dans une maison ancestrale face au fleuve et ils rédigent sans arrêt du matin jusqu’au soir. Ça sort par tous les pores de leur peau. Ils sont si heureux et comblés par leur « béatitude écrivante » et leur source ne se tarit jamais. Moi j’habite une grande ville et je m’éparpille dans toutes les directions. Pauvre girouette affolée!……….Et puis écrire, c’est tellement futile pendant que le monde va si mal, que monsieur Couillard multiplie ses austérités, que la guerre fait rage sur le globe….

 Je vous fais grâce de la suite, trop ennuyant. Et en plus, toujours la même conclusion copiée-collée : « Jamais je n’y arriverai! » Eh bien! Rien de plus certain si je ne fais pas un premier pas!

 

Moment crucial 

 Ma plume paralysée se retrouve à la croisée des chemins. J’écris ou pas? C’est oui ou non? Trop simple! Et le choix m’appartient en plus! Voilà qui me cloue le bec! Si le oui l’emporte, je dois ipso facto « m’auto bousculer » et pour ça, il n’existe qu’une solution (pas vingt-cinq!) : m’assoir et écrire. Alors action!

 

L’écriture : une discipline

Demandez à un coureur de marathon ce qu’il advient lorsqu’il prend une pause d’entraînement ou au pianiste, s’il ne joue plus? Il faut peu de temps pour perdre les bénéfices acquis depuis des années! Et pour reprendre? Ils recommencent par la base : la période d’échauffement. Le marathonien se remettra au footing, le musicien aux gammes et la chanteuse pratiquera ses vocalises. Idem pour l’écriture.

Les histoires que je me raconte

Alors je sors l’artillerie lourde : un bon vieux cahier Canada et un Bic pointe fine et j’attise la machine.

Le but est de laisser jaillir l’énergie coincée. J’écris des pages totalement débridées, spontanément, sans arrêt, sans sujet précis. J’oublie le chronomètre ou le nombre de pages à remplir : zéro objectif. J’utilise toutes sortes de démarreurs : la technique de pages du matin de Julia Cameron, une photo qui m’inspire, les paroles d’une chanson, un extrait choisi au hasard dans un roman, ou des mots à la pige dans le dictionnaire… Les démarreurs existent à l’infini. Écrire, écrire, écrire sans aucune retenue ni censure. Au diable la grammaire, les belles phrases, la cohérence.

 

La création d’un univers

 De ce chaos, une matière prendra forme. J’y choisirai quelques phrases ou idées pour ma réserve, parfois la manne, parfois la parcimonie, peu importe. J’ai un grand respect pour cet exercice. Il m’insuffle l’élan recherché et comme le coureur atteignant sa vitesse de croisière, le bien-être tant convoité s’installe. Soulagée d’être enfin sortie de ma torpeur, je laisse jaillir les histoires en attente. La vie se crée.

Lorsque j’ai fini de me raconter des histoires, je peux enfin en inventer. Il faut beaucoup de ténacité et d’ardeur au travail pour réaligner mon mental égaré vers l’écriture. Ce n’est pas toujours le Nirvana, mais quand même, quelle joie quand la machine se remet en marche!

 

Danielle Hudon